
DODGE, bassiste de SEVEN ELEVEN (ci-dessus au centre et haut en couleurs

que j’avais trouvé un peu lourd à digérer (mais bon la basse de Dodge est lourde comme l’est celle de son idole, Bootsy COLLINS !!!)
Avec des guests annoncés (lors de l’interview que j'avais réalisé d’eux à Coutances en Mai 2001) comme Jara HARRIS de SLAPBAK çà présageait du meilleur et nous allons voir si le résultat est à la hauteur de nos attentes.

On rentre tout de suite dans le vif du sujet puisque Jara est présent à la Guitare et au chant sur « Just Funk », le 1er titre de cet opus… L’introduction, à la couleur musical qui régnera ici, est assurée par Nowell HASKINS (Fils de Fuzzy, membre du clan Parliament) de FUNK’KIN : c’est du LOURD !!! :lol:
LOL !!! Dodge se prend pour Jam & Lewis :pong: puisqu’il s’auto-sample lui-même et sample Seven Eleven pour « Tuned Car Mind (Blow-up mix)» : it’s good, good, good !!! Beat irrésistible, la basse est deep et grandement mise en avant (on en attendait pas moins…) et les cuivres supra efficaces = j’adore : Un Must !!! :vert:
Mais je suis vite calmée par la chute soudaine de ma température intérieure puisqu’on a le droit à un beat très House et à Jewl (chanteuse de 7/11) en Lead pour « Funky Anarchist »… La basse se fait bien entendre certes mais le résultat est… comment dire… Ouais bof (et encore je puise dans mes réserves de gentillesse…). La magie n’est pas là et çà me laisse la même impression que ma première écoute de sa précédente livraison : Il tente des choses Dodge (c’est tout à son honneur) mais là l’inspiration musicale ne me correspond absolument pas… De plus, l’utilisation de programmations en tout genre imprègne le son d’une certaine froideur et j’ai toujours du mal dans ces cas là…
« Dodgeland » est un instrumental beaucoup plus mélodique : normal y’a plus de vrais musiciens qui jouent… On y trouve 50% de Seven Eleven, Dice à la Guitare, Miguel au sax et Captain Hurk à la Batterie… et rien de moins que 3 bassistes… Là on a abondance de ressources groovistiques. :bravo:
L’ambiance « synthétique à outrance qui se veux planante » (à la Jean Michel Jarre) de « Heardache » me donne mal à la tête :twisted: ) (Désolée, je ne pouvais pas ne pas la faire
On continue un peu dans le même style de sonorité sur « The Struggle »… Normal les beats et programmation sont distillés par le même énergumène provocateur, Oh Jay
Une petite interlude funky plus tard, « Eat that Funk Alive », Dodge décrète, bien soutenu par Are Mc (le Mc du 7/11) le « National Funkday ». C’est l’occasion qu’il saisit pour revenir dans un répertoire Funk intense et fat : celui qu’il n’aurait jamais du quitter.
:tourne: « Jewl on the Nile » est, comme son nom l’indique, l’occasion pour la chanteuse des Seven de retenter sa chance, et compte tenu de l’avis que je porte sur le titre précédent auquel elle a participé ici (Funky Anarchist), je préfère 100 fois ce qu’elle et Dodge nous proposent ici, même si c’est encore un peu plus agressif et wild que ce dont nos oreilles ont l’habitude…
On est proche de l’esprit Cartoon pour la première moitié de « This is Dodge » puisque des voix apostrophent notre maître de cérémonie sur un ton plutôt comique avant que la basse et les synthés ne prennent tout l’espace jusqu’au titre suivant…
Il y a une sacrée flopée d’invités pour « On the Hood » : Gary Shider, Kush Griffith, Fred Wesley, Bootsy Collins… Les arrangements de cuivres étant assurés par ces 3 derniers… Le titre est bon mais on pouvait s’attendre à plus d’explosion d’une telle réunion (mais je suis d’avis qu’en fait de réunion, la rencontre n’a été que virtuelle, au moins sur ce titre...puisqu'ils se sont déjà rencontrés dans la vraie vie
Dodge, Mudbone et Dice
Dice, Bootsy "Baby" et Dodge« Talking to the Bass » est une petite interlude aquatique plutôt agréable.
Retour de Menace pour « Phish Line » et c’est beaucoup plus convaincant que tout à l’heure ! J’aime beaucoup ce mid-tempo qui mélange les harmonies groovy avec talent. Mention spéciale à Captain Hurk (et au Beatring qu’il nous assène) qui y est pour beaucoup.
Retour aux sons synthétiques avec « Mutron Bomb (Incoming Mix) » mais quand c’est Handie Man qui seconde le « boss », je trouve que c’est meilleur !!! Alors bien sur c’est encore un peu trop housisant sur les bords pour que je trépigne sur ma chaise mais c’est acceptable
On fini de manière assez monotone avec « Star Bass Invasion » qui n’a rien de bien différent du reste (çà fini par être monotone d’entendre le même style de sons…) et la ballade ambiant et très atmosphérique « Star Child » (qui mêle Trip Hop et Drum’n’Bass).
En bref, un album beaucoup plus varié que le Seven Eleven et qui continue à explorer la voie et les pistes d’un Funk plus synthétique (et même si çà ne me sied pas toujours, il a ce mérite...et je suis sur que çà plait à d'autres que moi), aperçu dans « Multronic Injection ». Ca contentera les plus ouverts, çà ravira les amateurs de basse mais certains morceaux sont vraiment éloignés de la quintessence et de la chaleur du Funk pour moi
Funkygirl (là aussi je pense qu'on va débattre avec certains







