
Encore un groupe INCONTOURNABLE dans le paysage musical qui nous intéresse... et qui revient après la déception qu’avait suscité l’album précédent « Life, Stranger than Fiction » sorti en 2001… C’était d’autant plus étonnant qu’il s’agissait de la première vraie « fausse note » du Groupe qui nous avait habitué à beaucoup mieux jusque là.
Car INCOGNITO, c’est la classe à l’état brut : 9 albums (13 si l’on compte le Live sorti uniquement au Japon et les albums de remixes ou compilation, voir discographie complète avec appréciations et quelques productions recommandées à la fin de cette chronique…) et 23 ans de carrière déjà (1981 : l’album « Jazz-Funk »), sous l’impulsion du génial Jean Paul « Bluey » Maunick.

C’est aussi un groupe reconnu pour sa qualité, depuis la fameuse période Acid Jazz du début des années 90 (la période qui les as révélé au grand public), un style et un son qu’on reconnaît entre mille (un peu comme celui de Earth Wind & Fire, leurs illustres aînés), une élégance britannique savamment entretenue dans leurs compositions et arrangements et une capacité à nous trouver des voix toutes plus charmeuses les unes que les autres : Enfin, ils sont carrément uniques quoi :lol: !!!
INCOGNITO, tout le monde connaît !!!! LOL
Alors passons à ce nouvel album « Who Need Love » sorti en Novembre 2002 au Japon, en Mars 2003 en Angleterre et qui est enfin disponible chez nous depuis Septembre dernier !!!
Premier constat, l’album renoue avec une vraie fraîcheur, élément qui leur avait fait tant défaut y’a 2 ans…
Fidèle aux éléments qui ont contribués à leur succès, la musique est riche et de qualité, les « castings » voix ont encore été particulièrement soignés : un TRES BON millésime :bravo:
Il consiste en un retour du style UK Funk/Jazz qui a fait leur renommée, une fois digéré l’esprit des 70’s, que l’on retrouve ici notamment dans l’harmonisation des voix… Ajoutez à cela la présence du touche à tout Paul Weller (de Style Council) et du génie de la musique brésilienne, Ed Motta et vous aurez déjà une idée de la qualité de ce disque…
Allez on y va et puis tiens, si vous voulez joindre l’agréable à l’utile, vous pouvez suivre les titres avec moi en allant sur leur site officiel : http://incognito.org.uk/ (s'il veut bien marcher car pour le moment il est down) où des extraits de 30 secondes vous sont proposés en Mp3 (128Kbit).
Nappes de claviers classiques, basse profonde, enchaînement à la batterie et Ed Motta rentre en scène pour éclabousser de toute sa classe ce «Who needs love». C’est enlevé, joyeux, rythmés, groovy et cuivrés. Appréciez les petits effets vocaux pratiqués par le maestro, cette façon de « skatter » qui me rappelle Al Jarreau par certains côtés.
«Can't get you out of my head» est plus mid-tempo et reposant mais quand Joy Rose chantonne voluptueusement, avant d’entamer réellement les paroles, on sait déjà que ce titre va s’emparer de votre esprit pour longtemps… C’est un peu voulu vous me direz vu le titre ;o) Un {pur joyau} emprunt de douceur mais porté par cette basse ronronnante qui jouée comme çà est imparable. (A noter qu'une version "club", remixée par Brand New Heavies, est dispo à la fin du Cd... Je préfère 100 fois celle que je viens juste d'évoquer... :twisted: )
On change de chanteuse (Kelli Sae ici) et on revient à une atmosphère plus dansante pour «People at the Top» : C’est encore différent (percussions, batterie et cuivres sont très présents ici) mais la patte de Bluey est toujours aussi reconnaissable sur ce nouvel excellent titre.
Attention on a le droit à une intro très house sur « Morning Sun » et là j’ai crains le pire… Mais pas du tout, une fois assimilé ce rythme « saugrenu » (le beat est répétitif mais Joy Rose, de retour au lead-vocal, la flûte et les cuivres sont là pour largement tempérer et nous rassurer…), on se surprend à constater une nouvelle fois les dégâts.
La force de Bluey c’est d’avoir réussi à faire de cette rythmique une sorte d’ode à la fête sur laquelle on se laisse piéger… A mon avis, il avait qu’un seul objectif pour ce titre ci : nous faire danser et c’est ce qu’il obtient

Nappes de violons et percussions d’inspirations sud-américaines forment l’ossature musicale de «Stone cold heart». L’occasion de retrouver Joy Malcolm, déjà chanteuse du groupe par le passé (100° and Rising) et c’est encore une tueuse !!! ;o) Ajoutez à çà le soupçon de salsa qui va bien et vous vous surprendrez à remuer du popotin… Le soin apporté aux solis (guitare, claviers et flûte) et l’orchestration parfaite de Maunick transpirent indubitablement ici… 6 minutes d’évasion !
D’ailleurs çà continue dans la même veine (latina, très à la mode ces temps-ci) avec «Cada dia (day by day)», sauf que cette fois, c’est une voix masculine (Tony Momrelle) qui mène la danse… Une grosse présence de la basse (avec un bon solo…) et des cuivres ont été privilégiés ici. Que dire si ce n’est que c’est du INCOGNITO pure souche…
Et puis boom tient !!! Nouvelle réussite du groupe dans leur mission qui consiste à enchaîner les perles… «If you want my love» nous refait le coup (classique chez eux) d’une ambiance plus que voluptueuse et d’un tempo ultra cool au service de voix d’une qualité irréprochable… Reste donc plus qu’à laisser Joy Malcolm et ses acolytes féminines nous régaler… C’est pour ce genre de titre que j’adore tellement cette formation…
On alterne, on alterne (Kelli Sae a repris le micro, soutenu par un chœur masculin) avec un «Don’t be a Fool» et son beat d’inspiration plus neo-Soul, très légèrement coloré R’n’B. Et, rebelotte, on se laisse porté par le flow de cette balade un brin Gospel également (ces claps omniprésents et cette utilisation d’une « choir » masculine qui ajoutent une impression de profondeur).
Retour du côté de l’Afrique avec « Byrd plays » : on se croirait en pleine cambrousse, les congas et tambours font monter la pression, on entends une sorte de dialecte lointain et des piaillements d’oiseaux (mais quoi ? Jimi Tenor participe à l’album ??? :sm38: ) et puis la mayonnaise prend grâce à l’arrivée conjuguée de Xavier Barnett (chant) et de la traditionnelle rythmique du groupe.
Entrée musicale tout en douceur pour « Where love shines » et puis on s’oriente vers un titre Dance-Floor (le second) où officie Kelli Sae. Il est pas très original mais à tout de même le mérite de renouer avec les tubes potentiellement acceptables par le grand public (tout en conservant une qualité musicale digne de ce nom…). Sympa et même très plaisant (voir entêtant) sur la longueur…
On tamise de nouveau l’ambiance pour «Did we really ever Try», un titre Soul un peu mélancolique ciselé pour permettre à Joy Rose de nous montrer une nouvelle facette de son talent. Sobriété et finesse… :sm3:
L’ombre de Style Council plane sur « Blue (I'm still here with you) », un titre co-écrit par Bluey, Paul Weller et Kelli Sae (qui donc ne se contente pas que de chanter ici), plus Pop acoustique et aérien que de nature mais qui justement complète bien les différentes ambiances auxquelles on a eu le droit ici…
On termine avec « Fly » un instrumental bien construit et cuivré… Exactement ce qu’on attend de leur part quoi…
Voilà un excellent disque à vous procurer donc : je vous garantie 68 minutes de plaisir. Vraiment c’est que du bonheur…
INCOGNITO est de retour : qu’on se le dise !!!
Funkygirl

Who Needs Love (2002/2003) *****
Life Stranger Than Fiction (2001) ***
Future Remixed (2000)
No Time Like The Future (1999) ****
Live in Tokyo (1997) [JPN]
Blue Moods (1997)
Beneath the Surface (1996) ****
Remixed (1996)
100° and Rising (1995) ****
Positivity (1993) ****
Tribes, Vibes & Scribes (1992) ****
Inside Life (1991) *****
Jazz Funk (1981) ***
Et parmi les productions de Bluey, voici celle que je connais et mon appréciation :
KLOUD 9 - On Kloud 9 (2002) ***
CITRUS Another Time, Another Space *** Acid Jazz (instr. 2000)
Maysa LEAK- All my Life (2000) ****
INNER SHADE - 4 Corners (1998) ****
Pour voir la liste complète et les artistes de son écurie : http://www.ricerecords.com/index_flash.html






