15 juin 2008, 00:58
Salut à tous,
J’ai vu John Blackwell en showcase la veille le 12 à Nancy à l’école de musique MAI. J’ai un pote qui y est et qui a pu me faire entrer.
Ca a duré entre une heure et demie et 2 heures et il a répondu à pas mal de questions même si au début, on pouvait s’attendre à ce qu’il s’étende pas trop sur Prince… j’écris tout ça de mémoire et j’oublie plein de trucs, désolé !
Il s’est pointé et il a fait applaudir tout le monde, le staff de l’école et le type de TAMA qui l’accompagne. Il a dit qu’il était malade et crevé mais content d’être là, qu’il était jamais venu à Nancy avant et qu’il ne s’attendait pas à voir autant de monde. Puis il a joué son solo/démo de batterie en disant que comme toujours, il le dédiait à sa fille Jia. Bon évidemment tout le monde était scotché par son solo. Il a demandé si on avait aimé et a précisé qu’il ne cherchait pas à placer toute sa technique dans un solo comme ça mais que c’était du feeling avant tout et qu’il s’efforçait de raconter une histoire.
Après Q&A. Il a été super cool.
Première question de l’assistance, « where is Prince ? » et lui, plutôt maussade, « I don’t know. Another question ? except about Prince ? » Bon là je me suis dit que c’était pas le soir où on allait avoir du scoop…et que c’était peut-être pas la question à poser en premier ! Quelqu’un lui a demandé comment il avait fait pour acquérir une technique « pied droit/grosse caisse »pareille (rapport à la rapidité et qu’on croirait qu’il a une double pédale). « Ah…the famous question… » Il a expliqué qu’à l’époque il avait tanné son père pour avoir une double pédale mais qu’en voyant le prix, son père lui a dit qu’il allait devoir essayer avec du matos moins cher. Il a expliqué que cette question particulière était abordée dans son nouveau DVD pédagogique qui sort bientôt et nous a montré l’exercice par rapport à ça. Petite joke sur « qui a acheté mes dvd pédago ? » Trois qui lèvent la main, « whouaaou ! je me suis fait beaucoup d’argent avec vous ! ».
Apres quelqu’un a demandé comment il en était arrivé là ou il en est et il a répondu que quand il était gamin, ses potes n’étant pas musiciens, il n’avait personne avec qui faire de la musique. Que son père lui achetait des disques et l’emmenait à plein de concert (pas Prince parce que c’était trop « hot » à l’époque). Il mettait des disques et jouait par dessus en essayant de faire la même chose que le batteur du groupe et que ça allait loin parce qu’il allait se mouiller les cheveux pour faire comme si il était en sueur et qu’il faisait un vrai concert, à saluer une foule imaginaire etc… La dessus il lance un morceau jazzy sur son ordi portable à coté et il joue dessus. Il a dit un truc du style à l’époque si j’avais eu un ordi comme ça à coté de moi pour jouer c’aurait été le pied et « si vous y croyez à mort vous y arriverez etc…»
Par la suite, il a expliqué qu’il était dans d’autres villes et qu’il jouait tout le temps avec plein de musiciens différents et qu’il arrêtait pas de donner son n° de tel à tous les groupes et que ça a fini par payer.
Quelqu’un a demandé comment s’étaient passées les sessions pour The rainbow children vu que sur les crédits y a que lui et Prince qui jouent. Il a confirmé qu’il avait fait toutes les parties de batterie et Prince tout le reste. Qu’il y avait quelques morceaux directement inspirés de trucs qu’il avait fait : Le beat de « The everlasting now » et le beat de « everywhere » notamment. Pour ce dernier, c’était un truc que John faisait pour les tests de micros de la batterie et il le faisait juste comme ça. Prince lui a dit «wait.. do that again ! » Le lendemain il a halluciné parce que prince avait carrément fait la chanson en entier avec !
On lui a demandé aussi comment il en était arrivé à jouer avec Prince et sa rencontre avec lui. Jai eu un peu peur et je me suis dit que ça allait le gonfler qu’on bloque comme ça sur Prince mais non, toujours cool , il a répondu. C’était vraiment sympa parce qu’il a raconté tout ça vraiment du point de vue du gars normal, qui hallucine sur ce qui lui arrive et qui rencontre quelqu’un d’inaccessible avec qui il ne se serait jamais imaginé jouer, imitant Prince et son attitude bizarre et super distante genre je-te-mate-des-pieds-à-la-tête-et-je-te-balance-2-mots-max ! Il nous a dit que tout a eu beaucoup à voir avec Larry Graham.
Il a rencontré Prince plusieurs fois avant de jouer définitivement avec lui. Au début c’est Larry Graham et Morris Day (pas ensemble) qui l’ont vu et qui lui ont dit qu’ils le trouvaient excellent et qu’ils parleraient de lui à Prince. John a vu Prince à une after party, il attendait et Morris Day, le voyant approcher, a tapé sur l’épaule de Prince assis à table pour qu’il se retourne et le voit, seulement Prince a juste penché la tête en arrière pour voir ce que Morris avait à lui dire sans regarder dans leur direction. Puis il lui a serré la main (faut le voir imiter Prince tendre la main, pose super appuyée et un zeste de dédain) « Hi. Meet my wife Maite ». Blackwell nous a dit que bon il était pas gay mais que quand il l’a salué, il a gardé sa main dans la sienne longtemps histoire de bien marquer le moment dans sa tête qu’il était en train de serrer la main de Prince et quand il est rentré à l’hôtel, il s’est demandé ce qui venait de lui arriver !
Une autre fois, Larry Graham l’a vu jouer, l’a félicité et lui a dit qu’il se sentait « connecté » avec son jeu et qu’il aimerait jouer avec lui.
Il a expliqué qu’à cette période, il voyait une fille avec qui il avait des problèmes et qu’il ne pouvait pas s’empêcher d’emmener ces problèmes sur scène et que ça affectait son jeu. Il s’en est séparé et après c’était genre « ouais, je suis célibataire » et que son jeu s’en est ressenti et qu’il était au top.
Encore une autre fois, il était sur scène avec Patti Labelle. Son bassiste, pendant qu’ils jouaient, essayait de faire des signes à Blackwell : « merde, regarde qui est en train de nous regarder jouer sur le coté dans l’ombre » John n’a rien compris et lui disait « What ? stay focus on Patty man ! we’re playing now ! » et après il s’est rendu compte que c’était Prince et Larry Graham qui étaient là.
Il a raconté aussi qu’à un moment donné, (pendant un concert également je crois) il sentait que quelqu’un le regardait. Il s’est retourné et il a vu un type en costard avec oreillette style FBI. Il s’est demandé qui c’était. Après, pareil, il a encore l’impression qu’on le mate, il se retourne et il voit le même gars et…Prince à coté. Cette fois là, il se dit qu’il faut absolument qu’il lui demande de jouer avec lui et, alors que les mots s’apprêtaient à sortir de sa bouche, c’est Prince qui lui a dit un truc genre « you’re amazing. I want you to come and play with me ». John était dingue, il lui a demandé quand, et Prince lui a répondu « quand tu auras fini ta tournée »
La tournée se termine et coup de fil de paisley park : Prince veut que vous veniez jouer à avec lui. Vol jusqu’à Minneapolis et John joue avec Prince et…Larry Graham ! (ça avait l’air d’être important genre je joue avec deux de mes héros !). Blackwell nous a dit qu’au cours de ce jam, tout ce qu’il savait faire avec une batterie il l’a fait. A la fin du jam, Ils s’arrêtent et Prince lui sort : « that was cool. Thank you. Have a nice trip back. » John dit « What ? heu..that’s it ? » et Prince “yeah. I just wanted to jam” et il commence à se casser. John est super mal se dit que ça peut pas finir comme ça et claque l’intro d’un morceau de The Time (désolé j’ai pas retenu le nom du morceau mais il a expliqué que c’était un truc fait à la boite à rythme, assez compliqué et que par la suite Prince lui a dit qu’il était le seul à reproduire ce truc correctement). Prince s’arrête, le regarde et revient prendre la basse. Et John conclut que finalement, il est resté plusieurs années, je crois qu’il a dit 5 ans.
Je vous passe le moment ou mon pote Giovanni, batteur, lui demande comment il fait son truc de passer les baguettes au dessus de lui et comment Blackwell le fait monter sur la scène pour un grand moment de… solitude pour mon pote !! (keep the faith Gio, un jour il te la filera sa deuxième baguette !!)
Moi dans ma petite tête, je me dit que merde, faudrait que je lui pose une question quand même, que d’habitude j’en ai plein mais que là tout de suite y a rien qui me viens…et puis il a déjà pas mal parlé de Prince, je veux pas trop le faire chier. Alors je lui demande s’il y a encore des artistes avec qui il rêverait de jouer et il dit qu’il aimerait jouer avec les Rolling Stones et que pour lui Charlie Watts est super bon. (Petite blague après ou on comprends que techniquement c’est pas non plus la mort).
Après il dit que quand il était plus jeune, sa mère lui disait qu’il était bon à la batterie et qu’il pourrait jouer avec Prince et Michael Jackson. Il nous sort qu’il a accompli la moitié de son rêve et que…allez il nous balance un scoop, les frangins Jackson sont en train de préparer quelque chose, quelque chose dans le lequel Michael « …is involved in » et qu’on lui a demandé d’y participer !!
Un autre demande avec lequel il a préféré jouer J Timberlake dont il vient de finir la tournée ou bien Prince ? Aucune hésitation, c’est Prince parce que avec lui les musiciens jouent vraiment, que c’est juste des types et leurs instruments alors qu’avec JT, il y a des ordinateurs, que c’est « a show »,qu’il est obligé de faire la même chose rythmiquement et pendant longtemps et que ça l’éclate pas mais que (grand sourire…) c’est bien payé.
Il a fini en faisant un autre morceau de batterie (que perso, j’ai trouvé bien supérieur au premier) a fait re aplaudir tout le monde et a dit qu’il revenait dans 5 mn pour le tirage au sort (y avait une cymbale à gagner) moi je suis sorti et quand je suis revenu, il était à sa table pour les signatures et les photos et là ça n’avait rien à voir : il faisait la gueule grave, ça avait l’air de le gonfler à mort de faire les photos et il avait l’air complètement mort et pas très sympa. Il à peine reconnu mon pote qui était pourtant monté sur la scène avec lui.
Voilà je voulais faire un truc court mais y a plein de truc qui me sont revenus. Si d’autres y étaient n’hésitez pas à me corriger ou à compléter.