Jeunette débarque !
Posté : 15 août 2009, 19:54
HI !
Are you guys doing alright so far ? OK let's go !
J'ai dix-sept ans, et je suis raide dingue de Prince depuis... dix ans. Ou presque. Toute petite, je baignais dans ses harmonies délirantes. A sept ans, j'avais déjà apposé au marqueur indélébile, comme un ex-libris, mon nom sur la pochette de l'album O(+>. Je ne comprenais alors rien aux paroles, heureusement, mais je mettais déjà à six heures du mat' cet album à fond dans mon salon, jusqu'à tant que mon père vienne m'en chasser pour écouter les infos matinales. Toutefois ce n'est pas moi qui ai introduit Prince dans la maisonnée (ni mon père, qui commence seulement la phase de funkdésensibilisation), mais ma mère, qui en est aussi une grande fan, et qui est tombée sur ce forum avant moi (mais ne sait pas s'y inscrire et a très peur qu'on récupère son adresse mail et qu'on l'inonde de spam. A savoir que c'est grâce à vous qu'elle a eu ses billets pour Montreux !). Plus tard, un ami de Chicago qui avait trois ans de plus que moi est passé à Paris. Je lui ai fait écouté Prince ( O(+>, probablement Sexy M.F. ), et il est allé dire à sa mère que ce gars disait des choses absolument choquantes et incorrectes (lui, il comprenait les paroles). Cet épisode passé vint la crise d'adolescence, et Prince fut mis au placard pour un bon moment.
J'ai tiré Prince du placard il y a à peu près trois ans. Et l'amour est revenu, au moins aussi fort que lorsque je ne mesurais qu'un mètre vingt. La maison étant truffée de ses albums, de ses films et des DVDs de ses concerts, la reconquête fut rapide. Dans l'immédiat, je viens de me faire offrir cinq nouveaux albums par mes parents, les cinq premiers disques que j'achète depuis pas mal de temps.
Pour moi comme pour beaucoup d'entre vous, Prince est un musicien de génie, artiste fantastique, unique, et, d'un certain point de vue, surpassant à jamais tous ceux de son siècle. Nothing compares.
Quasi impossible de partager ce sentiment, cette conviction, avec mes amis. Au mieux, on me répond que c'est trop bizarre, au pire, que c'est peut-être le meilleur pour moi, mais que Like a Hobo ou No Milk Today leur font bien plus d'effet.
Dur également, en me relisant, de mettre ça par écrit... Je compte un peu sur la télépathie, là...
Heureusement, lorsqu'on a Prince dans la peau, rien n'y fait. Je peux l'écouter pendant des heures en ne faisant rien d'autre qu'ouvrir grand mes oreilles, sans même cligner des yeux, ou tourner le son au maximum et danser comme si rien d'autre n'existait que cette musique, sa puissance, son rythme, sa beauté, sa magie. Ou encore chercher à analyser la complexité de l'ensemble, distinguer chaque instrument, admirer l'entrelacement des pistes et de sa voix, me perdre dans le labyrinthe qu'est chaque morceau.
Au programme permanent de mon écoute (plutôt axé sur ses élans pur funk):
L'album O(+> en entier et en boucle, avec une prédilection pour My Name is Prince, The Morning Papers, The Continental, Arrogance, The Flow, 7, 3 Chains O' Gold.
L'album 1999, dont je me rends compte à présent qu'il est bien plus facile d'accès par sa tendance rock. Surtout 1999, Automatic, Lady Cab Driver, All The Critics Love U In New York.
Sign 'O' The Times : Sign 'O' The Times, Housequake, It.
L'album Chaos And Disorder, dans son intégralité. (Mais, I Rock Therefore I Am, Dig U Better Dead...)
Dans Purple Rain : Darling Nikki, Let's Go Crazy, The Beautiful Ones. Et aussi When Doves Cry et Purple Rain, plus faciles mais tout aussi belles.
Ensuite en vrac : Girls & Boys, Mountains, Kiss, Anotherloverholenyohead, Eye No, Mad Sex, Push It Up, Come On, 3121, The Word, Get On The Boat, Do It All Night, Head, Thunder...
Egalement l'album The Rainbow Children.
S'il ne m'arrive jamais de faire d'overdose de Prince, j'ai cependant parfois envie d'écouter ce qu'ont fait les autres artistes de mon cœur. Parmi eux, et j'en oublie très certainement:
THE DOORS and Jim Morrison, Bob Dylan, Georges Brassens, Casey, Ray Charles, Tracy Chapman, Boris Vian, Leonard Cohen, Goran Bbregovic, Tom Waits, EMINEM, Armand Amar, Jacques Dutronc, The Beatles, The Velvet Underground, Toots & the Maytals, Stevie Wonder, Nina Simone, Ella Fitzgerald, Aretha Franklin, Janis Joplin, Joan Baez, Shivaree, Tina Turner, The Stray Cats, Johnny Cash, Coldplay (A Rush Of Blood to the Head), Blondie ...
Je ne suis pas musicienne, je chante un peu — mais je m'assure d'abord qu'il n'y a personne à cinq kilomètres à la ronde. J'ai toutefois l'impression d'avoir une relation particulière à la musique, dont on me dira peut-être que tout le monde l'a, mais qui reste en moi l'illustration de cette certitude: la musique est vitale à l'homme.
Quant aux autres domaines, qui ne sont pas vitaux à tous, je fais beaucoup de photographie, je dessine (du modèle vivant principalement) et je danse, dans un cours, et tout le temps.
ET j'ai également la langue bien pendue quand il s'agit d'écrire, donc...
Shut up, already, damn !
Are you guys doing alright so far ? OK let's go !
J'ai dix-sept ans, et je suis raide dingue de Prince depuis... dix ans. Ou presque. Toute petite, je baignais dans ses harmonies délirantes. A sept ans, j'avais déjà apposé au marqueur indélébile, comme un ex-libris, mon nom sur la pochette de l'album O(+>. Je ne comprenais alors rien aux paroles, heureusement, mais je mettais déjà à six heures du mat' cet album à fond dans mon salon, jusqu'à tant que mon père vienne m'en chasser pour écouter les infos matinales. Toutefois ce n'est pas moi qui ai introduit Prince dans la maisonnée (ni mon père, qui commence seulement la phase de funkdésensibilisation), mais ma mère, qui en est aussi une grande fan, et qui est tombée sur ce forum avant moi (mais ne sait pas s'y inscrire et a très peur qu'on récupère son adresse mail et qu'on l'inonde de spam. A savoir que c'est grâce à vous qu'elle a eu ses billets pour Montreux !). Plus tard, un ami de Chicago qui avait trois ans de plus que moi est passé à Paris. Je lui ai fait écouté Prince ( O(+>, probablement Sexy M.F. ), et il est allé dire à sa mère que ce gars disait des choses absolument choquantes et incorrectes (lui, il comprenait les paroles). Cet épisode passé vint la crise d'adolescence, et Prince fut mis au placard pour un bon moment.
J'ai tiré Prince du placard il y a à peu près trois ans. Et l'amour est revenu, au moins aussi fort que lorsque je ne mesurais qu'un mètre vingt. La maison étant truffée de ses albums, de ses films et des DVDs de ses concerts, la reconquête fut rapide. Dans l'immédiat, je viens de me faire offrir cinq nouveaux albums par mes parents, les cinq premiers disques que j'achète depuis pas mal de temps.
Pour moi comme pour beaucoup d'entre vous, Prince est un musicien de génie, artiste fantastique, unique, et, d'un certain point de vue, surpassant à jamais tous ceux de son siècle. Nothing compares.
Quasi impossible de partager ce sentiment, cette conviction, avec mes amis. Au mieux, on me répond que c'est trop bizarre, au pire, que c'est peut-être le meilleur pour moi, mais que Like a Hobo ou No Milk Today leur font bien plus d'effet.
Dur également, en me relisant, de mettre ça par écrit... Je compte un peu sur la télépathie, là...
Heureusement, lorsqu'on a Prince dans la peau, rien n'y fait. Je peux l'écouter pendant des heures en ne faisant rien d'autre qu'ouvrir grand mes oreilles, sans même cligner des yeux, ou tourner le son au maximum et danser comme si rien d'autre n'existait que cette musique, sa puissance, son rythme, sa beauté, sa magie. Ou encore chercher à analyser la complexité de l'ensemble, distinguer chaque instrument, admirer l'entrelacement des pistes et de sa voix, me perdre dans le labyrinthe qu'est chaque morceau.
Au programme permanent de mon écoute (plutôt axé sur ses élans pur funk):
L'album O(+> en entier et en boucle, avec une prédilection pour My Name is Prince, The Morning Papers, The Continental, Arrogance, The Flow, 7, 3 Chains O' Gold.
L'album 1999, dont je me rends compte à présent qu'il est bien plus facile d'accès par sa tendance rock. Surtout 1999, Automatic, Lady Cab Driver, All The Critics Love U In New York.
Sign 'O' The Times : Sign 'O' The Times, Housequake, It.
L'album Chaos And Disorder, dans son intégralité. (Mais, I Rock Therefore I Am, Dig U Better Dead...)
Dans Purple Rain : Darling Nikki, Let's Go Crazy, The Beautiful Ones. Et aussi When Doves Cry et Purple Rain, plus faciles mais tout aussi belles.
Ensuite en vrac : Girls & Boys, Mountains, Kiss, Anotherloverholenyohead, Eye No, Mad Sex, Push It Up, Come On, 3121, The Word, Get On The Boat, Do It All Night, Head, Thunder...
Egalement l'album The Rainbow Children.
S'il ne m'arrive jamais de faire d'overdose de Prince, j'ai cependant parfois envie d'écouter ce qu'ont fait les autres artistes de mon cœur. Parmi eux, et j'en oublie très certainement:
THE DOORS and Jim Morrison, Bob Dylan, Georges Brassens, Casey, Ray Charles, Tracy Chapman, Boris Vian, Leonard Cohen, Goran Bbregovic, Tom Waits, EMINEM, Armand Amar, Jacques Dutronc, The Beatles, The Velvet Underground, Toots & the Maytals, Stevie Wonder, Nina Simone, Ella Fitzgerald, Aretha Franklin, Janis Joplin, Joan Baez, Shivaree, Tina Turner, The Stray Cats, Johnny Cash, Coldplay (A Rush Of Blood to the Head), Blondie ...
Je ne suis pas musicienne, je chante un peu — mais je m'assure d'abord qu'il n'y a personne à cinq kilomètres à la ronde. J'ai toutefois l'impression d'avoir une relation particulière à la musique, dont on me dira peut-être que tout le monde l'a, mais qui reste en moi l'illustration de cette certitude: la musique est vitale à l'homme.
Quant aux autres domaines, qui ne sont pas vitaux à tous, je fais beaucoup de photographie, je dessine (du modèle vivant principalement) et je danse, dans un cours, et tout le temps.
ET j'ai également la langue bien pendue quand il s'agit d'écrire, donc...
Shut up, already, damn !