Je suis en partie d'accord avec toi sur le "sample idéal". Le moins qu'on puisse dire cpdt c'est que pour une bonne partie des titres incontournables (et parfois néanmoins excellents) du hip-hop, l'original était loin d'être méconnaissable

Et il n'y a pas que dans le rap. Que serait par exemple le titre "Sale from harm" de Massive attack (sur Blue lines) sans le sample de Billy Cobham ?...
Bref, parfois un bon gros sample bien audible éclaire autrement une oeuvre précédente. C'est pourquoi, je ne considère pas tout à fait que la frontière entre le "bon" et le "mauvais" sample se situe là, mais plutôt sur la "valeur artistique" du nouveau morceau (notion certes toute relative)
Quant à l'autorisation, nous sommes d'accord que c'est souvent cher (parfois la question n'est même pas une question de prix, c'est un refus de principe). Mais sur ce point la proportion est loin d'être 99%/1%. En outre, lorsqu'il s'agit de refus pur et simple, ça provient plus souvent qu'on ne pense de l'artiste ou de l'auteur/compositeur. Il y en a même qui exigent connaître toute demande même si c'est pour les refuser, car ils veulent savoir ce qui se passe autour de leur oeuvre.
Quand tu écris "les maisons de disques" (ok ok je sais, c'est à la mode mais enfin quand même...) : lorsque tu vois que la même maison de disque accorde des autorisations sur certains artistes et refusent sur d'autres, tu constates fort logiquement que la décision n'appartient pas qu'à la maison de disque même si c'est avec elle que tu es en rapport.
D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de sourire quand parfois les mêmes qui crient au scandale des maisons de disques ou des artistes installés, dans leur tour d'ivoire qui soit disant méprisent la création tati tatata parce qu'ils se sont vu refuser un sample de X ou Y, donc quand le même a négocié pendant des semaines pour que plein d'utilisations ne se fassent qu'avec son accord en vertu du principe qu'il est seul juge du devenir de son oeuvre, et que bien entendu il refuse quasiment tout. Ca ne me semble pas hyper cohérent comme démarche
Enfin, la situation est différente en France et aux Etats-Unis par exemple. Là bas, l'attitude tient plus d'un "pas vu pas pris" et si tu es pris d'un rapport de force où le sampleur passe quand même mais avec dommage-intérêts en plus de la rémunération et du crédit du samplé (car encore une fois, au delà de la question de payer, la 1ère des corrections est de créditer celui auquel tu empruntes... ça tombe bien le droit ne dit pas autre chose que ça). De sorte que les litiges arrivent rarement devant un juge. Ou alors, comme dans le cas du Grey Album, le phénomène a pris une telle ampleur que tu ne peux plus rien faire
En France, en revanche, si un artiste est notoirement connu pour tout refuser, tu peux être certain que même avec un beau paquet de blé, il ira quand même devant le juge, qui lui donnera raison.
Quant aux samples en France d'artistes US, il faut être lucides : les américains ne s'occupent que très rarement d'une demande pour un disque qu'ils considèrent à peine destiné à autre chose qu'au proche voisinage du type qui lui demande son accord
Mais encore une fois, je ne vois pas en quoi la position de celui qui ne veut pas être samplé est moins légitime que celle de celui qui sample. On peut penser de lui qu'il freine la création ou ce qu'on veut. Mais c'est son choix.
Pour conclure, si un sample n'est pas identifiable, c'est "pas vu pas pris", à moins que quelqu'un aille kafter, le sampleur est pénard puisque personne n'identifiera l'original (logique)